Ce que nous avons fait


Depuis quelques mois, il apparait clair pour tout le monde que les technologies publicitaires changent de façon considérable.

Lorsque nous avons lancé l'entreprise au début de l'année, en pleine pandémie mondiale, notre thèse était assez simple :

  • Alors que la protection de la vie privée devient une préoccupation de plus en plus unanime, l'impact des changements des plateformes technologiques ainsi que de l'accroissement des réglementations sur les technologies publicitaires ne fera que s'accentuer.
  • Cela donne lieu à un mouvement dans lequel les éditeurs et les annonceurs (ainsi qu'une multitude d'intermédiaires) devront demander activement aux utilisateurs de partager certaines données les concernant et d'obtenir une autorisation pour les utiliser.
  • L'infrastructure qui a permis à la publicité basée sur les données de fonctionner reposait sur l'utilisation des cookies et des IFA, et elle est sur le point de disparaître.
  • En conséquence, cette infrastructure de partage des données se déplace en arrière plan, là où la collaboration se poursuivra, mais où les données seront partagées à l'aide de protocoles sécurisés et préservant la vie privée

Tout cela entraînera, au départ, un climat de confusion et de chaos, mais en fin de compte, l'écosystème s'en portera mieux. Le désordre créé par la révolution programmatique des années 2010 fera place à de nouveaux moyens de traiter les publicités qui seront plus éthiques, plus sûrs et qui minimiseront le gaspillage.

Tout débute avec trois fonctions essentielles qui devront être satisfaites par la nouvelle génération de technologies de gestion des données :

Tout d'abord, nous devons faire face à la crise de l'identité numérique, alors que la valeur des cookies tiers et des IFAs s'effritent peu à peu. Nous avons besoin de moyens de collecter des données qui soient respectueux des consommateurs et légitimés par leur consentement. Sans cookies tiers et IFAs, il en résultera une conversion des profils personnels stockés par l'éditeur sur l'utilisateur vers des cohortes adressables sur divers canaux de contact (web ouvert autant que mobile, CTV et audio). Outre le stockage local pour la collecte de données, il demeurera également possible d'utiliser des cookies de première partie, comme au bon vieux temps.

Deuxièmement, bien que nous ingérions les données des CDPs et des DMPs, assembler des audiences et leur préparer leur activation anonyme en utilisant l'infrastructure ad tech existante fait partie de cette nouvelle façon de travailler. Cette activation peut se faire par le biais de serveurs publicitaires, d'échanges publicitaires ou d'autres technologies de personnalisation de contenu.

Et troisièmement, nous devons trouver de meilleurs moyens de faire des transactions en nous basant sur les données d'audience. En matière de publicité, la valeur des données est amplifiée lorsqu'elles transitent entre partenaires. Les modèles de transaction basés sur les cookies et les ACI ont créé de nombreux problèmes de confiance qui ont en fait empêché une grande utilisation de ces données. La nouvelle génération de technologies de gestion des données sera décentralisée, où les partenaires utiliseront leurs instances individuelles de la plateforme et utiliseront des protocoles de calcul multipartites sécurisés pour collaborer. C'est un peu compliqué au début, mais en fin de compte, cette couche permettra d'établir la structure fondamentale de la manière dont les publicités sont ciblées et mesurées.

C'est donc, en substance, ce que nous faisons.

Six mois à peine après le lancement de l'entreprise, nous commençons à déployer notre produit auprès des clients. Il est encore difficile de décrire exactement ce qu'est le produit que nous développons. Pour l'instant, nous le nommons "plateforme de connectivité des données" croyant que c'est la meilleure manière de décrire la valeur fondamentale de ce que nous souhaitons apporter au secteur des technologies publicitaires.

Après avoir d'abord financé l'entreprise nous-mêmes, nous amorçons présentement un processus de levée de fonds qui constituera une ronde d'investissement de type Seed. Notre équipe compte aujourd'hui neuf personnes, et nous sommes très enthousiastes à l'idée de poursuivre l'expansion d'Optable.


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